Burkina Faso : une cinquantaine de soldats tués par le JNIM
Au moins une cinquantaine de soldats et de Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont été tués samedi 4 juillet 2026 dans plusieurs attaques coordonnées attribuées au JNIM, groupe affilié à Al-Qaïda. Menées au nord, au nord-ouest et au sud-ouest du Burkina Faso, ces offensives ont visé des camps militaires, pillés et vidés de leurs armes.
Le camp de Di pris d’assaut à l’aube
L’attaque a débuté vers 5 heures. Les combattants du JNIM ont pris d’assaut le camp militaire de Di, dans la province du Sourou, au nord-ouest. Après de violents combats, ils ont pénétré la position, l’ont pillée, puis se sont retirés. Selon certaines sources, au moins 23 militaires et 11 VDP y ont été tués.
Le JNIM, lui, affirme dans une vidéo de revendication avoir dénombré 22 corps avant son retrait, une divergence de bilan que la junte n’a pas éclaircie.
Des attaques coordonnées, un pouvoir mutique
Ce même 4 juillet 2026, le groupe a revendiqué deux autres assauts, à Dalan et Tiéré, où au moins 18 soldats auraient péri. Thiou et Séguénéga, dans le nord, ont aussi été frappées, de nombreux véhicules incendiés.
Face à ce désastre, ni l’armée ni les autorités de transition n’ont communiqué. Fidèle à sa méthode, la junte du capitaine Ibrahim Traoré claironne ses victoires mais s’enferme dans le silence dès qu’elle recule.
Une junte qui tait ses défaites
La débâcle n’a rien d’isolé. Depuis des mois, les camps du Sahel burkinabè tombent les uns après les autres, pendant que le pouvoir concentre son énergie ailleurs : dissolution des partis politiques en janvier 2026, arrestations de journalistes ayant osé évoquer les pertes de l’armée, selon Human Rights Watch. Pour Abidjan, chaque camp tombé dans le Sourou rapproche la menace des frontières ivoiriennes.
Combien de temps la communication triomphale de Ouagadougou tiendra-t-elle face à des bilans que plus personne ne peut cacher ?
Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info





