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	<title>Archives des Sous Région - Mediazine.ci</title>
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	<title>Archives des Sous Région - Mediazine.ci</title>
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	<item>
		<title>Sommet Russie-Afrique : bilan sécuritaire russe au Sahel</title>
		<link>https://mediazine.ci/sommet-russie-afrique-bilan-securitaire-russe-au-sahel/23/2026/10/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mediazine]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Oct 2026 12:27:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sous Région]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sommet Russie-Afrique : bilan sécuritaire russe au Sahel</p>
<p>L’article <a href="https://mediazine.ci/sommet-russie-afrique-bilan-securitaire-russe-au-sahel/23/2026/10/">Sommet Russie-Afrique : bilan sécuritaire russe au Sahel</a> est apparu en premier sur <a href="https://mediazine.ci">Mediazine.ci</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><b>À quelques jours du sommet Russie-Afrique, prévu les 28 et 29 octobre 2026 à Moscou, le bilan sécuritaire russe au Sahel reste contesté. Malgré le soutien de Moscou, le Mali, le Burkina Faso et le Niger subissent toujours des attaques jihadistes. Au Mali, Africa Corps est également accusé de graves exactions contre les civils.</b></strong></p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-6529" src="https://mediazine.ci/wp-content/uploads/2026/10/FESTIGO-2027-Festival-des-Arts-et-de-la-Culture-de-Gohitafla-Banner-1.jpg" alt="" width="970" height="250" srcset="https://mediazine.ci/wp-content/uploads/2026/10/FESTIGO-2027-Festival-des-Arts-et-de-la-Culture-de-Gohitafla-Banner-1.jpg 970w, https://mediazine.ci/wp-content/uploads/2026/10/FESTIGO-2027-Festival-des-Arts-et-de-la-Culture-de-Gohitafla-Banner-1-300x77.jpg 300w, https://mediazine.ci/wp-content/uploads/2026/10/FESTIGO-2027-Festival-des-Arts-et-de-la-Culture-de-Gohitafla-Banner-1-768x198.jpg 768w, https://mediazine.ci/wp-content/uploads/2026/10/FESTIGO-2027-Festival-des-Arts-et-de-la-Culture-de-Gohitafla-Banner-1-600x155.jpg 600w" sizes="(max-width: 970px) 100vw, 970px" /></p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>Mali : Kidal reprise, les exactions persistent</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le 6 octobre, l’armée malienne et ses alliés russes ont repris Kidal. Une victoire symbolique qui ne fait pas oublier les revers militaires. En effet, le 10 septembre, entre 120 et 130 soldats maliens auraient été tués à Dioura, selon des sources citées par Reuters.</p>
<p style="text-align: justify;">De même, le 19 octobre, Human Rights Watch a dénoncé de nouvelles exactions imputées aux forces maliennes et à Africa Corps. En août, l’ONG avait déjà accusé des combattants russes d’avoir exécuté neuf villageois, dont quatre enfants, à Bombori.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>Burkina Faso : les jihadistes maintiennent la pression</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le 26 septembre, le JNIM a revendiqué des attaques contre des positions militaires à Lalgaye et près de Ouahigouya.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces offensives prolongent celles de février, qui auraient fait plus de 180 morts selon un rapport diplomatique cité par Reuters. Le rapprochement avec Moscou n’a donc pas mis fin aux violences.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>Niger : Africa Corps au secours de la junte</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le 29 août, des militaires nigériens ont tenté de renverser le général Abdourahamane Tiani. Selon Le Monde, des combattants russes ont participé à la reprise de la base aérienne 101, occupée par les mutins. Leur intervention a contribué au maintien de la junte.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, cet aéroport avait déjà été attaqué par des jihadistes en janvier et en juin, malgré la présence militaire russe.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>Moscou face à son bilan au Sahel</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">À Moscou, la Russie défendra sa coopération militaire avec les États africains. Mais au Sahel, les attaques jihadistes persistent, tandis qu’Africa Corps est accusé de tuer des civils.</p>
<p style="text-align: justify;">Une question demeure : Moscou cherche-t-il à sécuriser véritablement ces pays ou à protéger les régimes militaires qui lui sont alliés ?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Kouadio</strong></p>
<p>L’article <a href="https://mediazine.ci/sommet-russie-afrique-bilan-securitaire-russe-au-sahel/23/2026/10/">Sommet Russie-Afrique : bilan sécuritaire russe au Sahel</a> est apparu en premier sur <a href="https://mediazine.ci">Mediazine.ci</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>AES-CEDEAO : le dialogue reprend malgré les accusations des juntes</title>
		<link>https://mediazine.ci/aes-cedeao-le-dialogue-reprend-malgre-les-accusations-des-juntes/19/2026/10/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mediazine]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2026 17:45:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sous Région]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>AES-CEDEAO : le dialogue reprend malgré les accusations des juntes</p>
<p>L’article <a href="https://mediazine.ci/aes-cedeao-le-dialogue-reprend-malgre-les-accusations-des-juntes/19/2026/10/">AES-CEDEAO : le dialogue reprend malgré les accusations des juntes</a> est apparu en premier sur <a href="https://mediazine.ci">Mediazine.ci</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><b>Réunis le 17 octobre 2026 à Dakar, les ministres de la CEDEAO et de l&#8217;Alliance des États du Sahel (AES) ont décidé de préparer un accord-cadre de coopération. Ce rapprochement intervient alors que les régimes militaires sahéliens accusent régulièrement la Côte d&#8217;Ivoire et le Bénin de déstabilisation, sans présenter de preuves publiquement vérifiables.</b></strong></p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-6529" src="https://mediazine.ci/wp-content/uploads/2026/10/FESTIGO-2027-Festival-des-Arts-et-de-la-Culture-de-Gohitafla-Banner-1.jpg" alt="" width="970" height="250" srcset="https://mediazine.ci/wp-content/uploads/2026/10/FESTIGO-2027-Festival-des-Arts-et-de-la-Culture-de-Gohitafla-Banner-1.jpg 970w, https://mediazine.ci/wp-content/uploads/2026/10/FESTIGO-2027-Festival-des-Arts-et-de-la-Culture-de-Gohitafla-Banner-1-300x77.jpg 300w, https://mediazine.ci/wp-content/uploads/2026/10/FESTIGO-2027-Festival-des-Arts-et-de-la-Culture-de-Gohitafla-Banner-1-768x198.jpg 768w, https://mediazine.ci/wp-content/uploads/2026/10/FESTIGO-2027-Festival-des-Arts-et-de-la-Culture-de-Gohitafla-Banner-1-600x155.jpg 600w" sizes="(max-width: 970px) 100vw, 970px" /></p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>À Dakar, l&#8217;AES et la CEDEAO renouent le dialogue</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Malgré le retrait des trois pays de l&#8217;AES de la CEDEAO, le 29 janvier 2025, la libre circulation et les échanges commerciaux restent des enjeux majeurs pour les populations.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce cadre, les délégations, conduites par le Sénégalais Cheikh Niang et le Burkinabè Karamoko Jean-Marie Traoré, ont convenu de créer des groupes de travail conjoints sur ce sujet. Aucun accord n&#8217;a encore été signé. La prochaine réunion reste à programmer.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement des consultations de mai 2025 qui se sont déroulées à Bamako.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>Bamako sollicite le renseignement ivoirien</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le 15 octobre, Vassiriki Traoré, responsable du renseignement ivoirien, s&#8217;est rendu à Bamako sur invitation de son homologue malien Modibo Koné.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette visite vise à relancer la coopération antiterroriste et à renforcer la sécurité du corridor Abidjan-Bamako, essentiel à l&#8217;approvisionnement malien.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>Côte d&#8217;Ivoire et Bénin : les accusations persistent</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">En janvier 2026, Ouagadougou accusait la Côte d&#8217;Ivoire de financer une tentative de déstabilisation de son pays. Abidjan a rejeté ces accusations.</p>
<p style="text-align: justify;">De même, au Niger, le général Abdourahamane Tiani a accusé, le 29 janvier, les dirigeants ivoirien et béninois d&#8217;avoir soutenu une attaque contre l&#8217;aéroport de Niamey, sans présenter de preuves publiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces accusations répétées, non établies de manière indépendante, pèsent sur les relations régionales. Pourtant, les autorités sahéliennes renouent aujourd&#8217;hui avec des voisins qu&#8217;elles présentent régulièrement comme des menaces.</p>
<p style="text-align: justify;">À Dakar, les autorités de l&#8217;AES acceptent donc de négocier avec une organisation dont elles se sont retirées, tandis que Bamako renoue avec Abidjan. Une reprise du dialogue qui pose désormais la question de la poursuite des accusations contre leurs voisins.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Fleur Kouadio</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mali : HRW accable la junte pour ses exactions</title>
		<link>https://mediazine.ci/mali-hrw-accable-la-junte-pour-ses-exactions/19/2026/10/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mediazine]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2026 17:40:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sous Région]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://mediazine.ci/?p=6573</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mali : HRW accable la junte pour ses exactions</p>
<p>L’article <a href="https://mediazine.ci/mali-hrw-accable-la-junte-pour-ses-exactions/19/2026/10/">Mali : HRW accable la junte pour ses exactions</a> est apparu en premier sur <a href="https://mediazine.ci">Mediazine.ci</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><b>Human Rights Watch dénonce, ce lundi 19 octobre 2026, de graves exactions commises par l’armée malienne, soutenue par les paramilitaires russes d’Africa Corps, ainsi que par les groupes armés. L’ONG documente des civils tués lors d’opérations militaires et l’exécution d’au moins 19 soldats capturés près de Tabrichat.</b></strong></p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-6529" src="https://mediazine.ci/wp-content/uploads/2026/10/FESTIGO-2027-Festival-des-Arts-et-de-la-Culture-de-Gohitafla-Banner-1.jpg" alt="" width="970" height="250" srcset="https://mediazine.ci/wp-content/uploads/2026/10/FESTIGO-2027-Festival-des-Arts-et-de-la-Culture-de-Gohitafla-Banner-1.jpg 970w, https://mediazine.ci/wp-content/uploads/2026/10/FESTIGO-2027-Festival-des-Arts-et-de-la-Culture-de-Gohitafla-Banner-1-300x77.jpg 300w, https://mediazine.ci/wp-content/uploads/2026/10/FESTIGO-2027-Festival-des-Arts-et-de-la-Culture-de-Gohitafla-Banner-1-768x198.jpg 768w, https://mediazine.ci/wp-content/uploads/2026/10/FESTIGO-2027-Festival-des-Arts-et-de-la-Culture-de-Gohitafla-Banner-1-600x155.jpg 600w" sizes="(max-width: 970px) 100vw, 970px" /></p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>Tabrichat : le JNIM reconnaît les exécutions</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le 18 juillet, le JNIM, affilié à Al-Qaïda, et le Front de libération de l’Azawad (FLA) attaquent un convoi de l’armée malienne et d’Africa Corps près de Tabrichat, dans la région de Gao. Au moins 19 soldats maliens faits prisonniers sont torturés puis exécutés.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une réponse adressée à HRW le 30 septembre, le JNIM reconnaît les exécutions, mais refuse de sanctionner leurs auteurs. Le FLA nie toute implication dans ces meurtres.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon un soldat rescapé, les combattants russes, placés en tête du convoi, auraient pris la fuite sans secourir leurs alliés maliens. À la mi-septembre, les familles des soldats disparus restaient sans nouvelles officielles.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>Civils tués : l’armée et Africa Corps mis en cause</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le 19 août, une frappe de drone tue six civils et blesse au moins vingt personnes sur le marché à bétail de Tombonkore, dans la région de Bandiagara. L’armée affirme avoir ciblé des terroristes. Les témoins interrogés par HRW contestent leur présence sur place.</p>
<p style="text-align: justify;">L’ONG précise que les FAMa et leurs alliés russes sont les seules forces connues au Mali disposant des grands drones décrits par les témoins, sans pouvoir identifier l’appareil responsable.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 12 juillet, près de Niono, des soldats maliens tuent cinq fillettes âgées de 10 à 13 ans dans une rizière. Un capitaine présente des excuses aux familles. Aucune enquête n’était connue de HRW à la mi-septembre.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>Exactions au Mali : le silence de la junte</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Selon les données d’ACLED reprises par HRW, l’armée malienne a tué 268 civils entre avril et août 2026, contre 134 pour le JNIM. Sur cette période, les FAMa et Africa Corps ont mené 49 frappes aériennes ayant coûté la vie à 89 civils.</p>
<p style="text-align: justify;">Le ministère malien de la Défense n’a pas répondu aux sollicitations de HRW. L’ONG demande à l’Union africaine d’exiger des enquêtes indépendantes.</p>
<p style="text-align: justify;">La junte d’Assimi Goïta, qui a fait de la sécurité sa priorité affichée, reste confrontée à de graves accusations visant ses forces armées et leurs alliés russes, déjà mis en cause par HRW pour le massacre de neuf civils à Bombori en juillet.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Fleur Kouadio</strong></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>AES : quatre millions de déplacés défient le bilan des juntes</title>
		<link>https://mediazine.ci/aes-quatre-millions-de-deplaces-defient-le-bilan-des-juntes/12/2026/10/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mediazine]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Oct 2026 17:09:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sous Région]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://mediazine.ci/?p=6456</guid>

					<description><![CDATA[<p>AES : quatre millions de déplacés défient le bilan des juntes</p>
<p>L’article <a href="https://mediazine.ci/aes-quatre-millions-de-deplaces-defient-le-bilan-des-juntes/12/2026/10/">AES : quatre millions de déplacés défient le bilan des juntes</a> est apparu en premier sur <a href="https://mediazine.ci">Mediazine.ci</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><b>Près de quatre millions de personnes ont fui leur foyer au Mali, au Burkina Faso et au Niger, soit environ deux fois plus qu&#8217;en 2020. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a alerté, vendredi 9 octobre 2026 à Genève, sur cette crise qui contredit les discours sécuritaires des juntes au pouvoir.</b></strong></p>
<h3><strong><b>Sahel central : les déplacements ont doublé</b></strong></h3>
<p>Les trois pays de l&#8217;Alliance des États du Sahel (AES) comptent près de quatre millions de personnes déracinées, dont plus de 818 000 réfugiés et demandeurs d&#8217;asile. En octobre 2020, le HCR recensait plus de 1,7 million de déplacés internes et 365 000 réfugiés.</p>
<p>Les attaques contre les civils, les sécheresses et les inondations aggravent cette crise. Les populations continuent de fuir malgré les opérations militaires.</p>
<h3><strong><b>Les promesses sécuritaires des juntes à l&#8217;épreuve</b></strong></h3>
<p>Au Mali depuis 2020, au Burkina Faso depuis 2022 et au Niger depuis 2023, les militaires ont justifié leur prise du pouvoir par la nécessité de rétablir la sécurité.</p>
<p>Le bilan humanitaire fragilise leurs promesses. Au Burkina Faso, Human Rights Watch accuse l&#8217;armée et ses supplétifs d&#8217;exactions contre des civils. Les groupes jihadistes sont également responsables de massacres.</p>
<p>Ces violences soulèvent une question sur la protection effective des populations sous les régimes militaires.</p>
<h3><strong><b>Du Mali à la Côte d&#8217;Ivoire, la crise déborde</b></strong></h3>
<p>À Koro, au Mali, quelque 86 000 Burkinabè avaient trouvé refuge en juillet 2026. Leur présence accentue la pression sur l&#8217;eau, les terres et les services de santé.</p>
<p>La crise touche également le Bénin, la Côte d&#8217;Ivoire, le Ghana et le Togo. Pourtant, en septembre, le HCR n&#8217;avait obtenu que 27 % des financements nécessaires à son intervention au Sahel.</p>
<p>Six ans après le premier putsch malien, les juntes peuvent-elles encore invoquer la sécurité pour justifier leur maintien au pouvoir ?</p>
<p><strong>Kouadio</strong></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mali : les FAMa reprennent Kidal après cinq mois d’absence</title>
		<link>https://mediazine.ci/mali-les-fama-reprennent-kidal-apres-cinq-mois-dabsence/07/2026/10/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mediazine]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 08:40:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sous Région]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://mediazine.ci/?p=6374</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mali : les FAMa reprennent Kidal après cinq mois d’absence</p>
<p>L’article <a href="https://mediazine.ci/mali-les-fama-reprennent-kidal-apres-cinq-mois-dabsence/07/2026/10/">Mali : les FAMa reprennent Kidal après cinq mois d’absence</a> est apparu en premier sur <a href="https://mediazine.ci">Mediazine.ci</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong>L’armée malienne est entrée mardi 6 octobre à Kidal après le retrait du Front de libération de l’Azawad (FLA). Bamako récupère ainsi une ville perdue cinq mois plus tôt, au terme d’une offensive préparée avec l’appui d’Africa Corps et de groupes armés alliés. Une reprise importante sur le plan territorial, mais qui ne règle ni l’instabilité du Nord ni les interrogations sur la dépendance militaire du pouvoir malien envers la Russie.</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le FLA quitte Kidal</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le FLA a annoncé mardi le retrait de ses combattants de Kidal et reconnu la présence des forces maliennes dans la ville. Les FAMa avaient massé ces derniers jours des troupes à Anéfis et Aguelhoc, deux positions stratégiques sur la route de Kidal.</p>
<p style="text-align: justify;">Plusieurs colonnes militaires avaient été acheminées vers la région, avec des soldats maliens, des hommes d’Africa Corps et des combattants de groupes alliés à Bamako. Des frappes aériennes avaient aussi précédé l’entrée dans la ville.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette chronologie invite toutefois à nuancer le récit d’une victoire militaire écrasante. Les informations disponibles font surtout état d’un retrait du FLA face à une offensive imminente. À ce stade, rien ne permet d’affirmer que ses capacités militaires ont été détruites.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une ville reprise cinq mois après sa perte</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le retour des FAMa à Kidal intervient après un sérieux revers. En avril 2026, les forces maliennes avaient perdu la ville à la suite d’une offensive menée par le FLA et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM).</p>
<p style="text-align: justify;">Kidal avait pourtant déjà été présentée comme un symbole de reconquête nationale après sa prise par l’armée malienne et Wagner en novembre 2023.</p>
<p style="text-align: justify;">Le fait que Bamako ait perdu puis repris la ville en moins de trois ans montre surtout la fragilité du contrôle militaire dans le Nord. Tenir Kidal durablement sera autrement plus difficile que d’y entrer.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Africa Corps, un appui qui nourrit les critiques</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La reprise de Kidal confirme aussi le rôle central d’Africa Corps dans les opérations de l’armée malienne. Cette structure, liée au ministère russe de la Défense, a pris le relais de Wagner sans rompre avec la logique d’intervention russe au Mali.</p>
<p style="text-align: justify;">Sa présence reste lourdement contestée. Human Rights Watch et Amnesty International ont documenté plusieurs opérations au cours desquelles les forces maliennes et leurs partenaires russes sont accusés d’exactions contre des civils.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces accusations jettent une ombre sur les succès militaires revendiqués par Bamako. Elles posent aussi une question politique : jusqu’où le Mali peut-il parler de souveraineté militaire lorsque des opérations aussi importantes reposent encore sur un dispositif russe extérieur ?</p>
<p style="text-align: justify;">La reprise de Kidal offre à Bamako un avantage territorial immédiat. Elle ne garantit ni la stabilisation de la région ni la disparition du FLA et du JNIM. Le véritable test sera désormais de conserver la ville sans nouvelle perte de terrain et sans aggraver les violences contre les populations civiles.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Kouadio</strong></p>
<p>L’article <a href="https://mediazine.ci/mali-les-fama-reprennent-kidal-apres-cinq-mois-dabsence/07/2026/10/">Mali : les FAMa reprennent Kidal après cinq mois d’absence</a> est apparu en premier sur <a href="https://mediazine.ci">Mediazine.ci</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Burkina Faso : des opposants recensent 86 enlèvements sous Traoré</title>
		<link>https://mediazine.ci/burkina-faso-des-opposants-recensent-86-enlevements-sous-traore/04/2026/10/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mediazine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2026 09:49:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sous Région]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://mediazine.ci/?p=6339</guid>

					<description><![CDATA[<p>Burkina Faso : des opposants recensent 86 enlèvements sous Traoré</p>
<p>L’article <a href="https://mediazine.ci/burkina-faso-des-opposants-recensent-86-enlevements-sous-traore/04/2026/10/">Burkina Faso : des opposants recensent 86 enlèvements sous Traoré</a> est apparu en premier sur <a href="https://mediazine.ci">Mediazine.ci</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><b>Le Front anti-putschistes (Frap), collectif d’opposants burkinabè en exil, a publié le 30 septembre 2026 une liste de 86 personnes présentées comme victimes d’enlèvements ou de séquestrations depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré. Ce décompte, qui n’a pas été intégralement vérifié de manière indépendante, intervient quatre ans jour pour jour après le coup d’État de septembre 2022.</b></strong></p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>86 noms dans le contre-bilan du Frap</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Intitulé « Les disparus d’Ibrahim Traoré », le document rassemble des journalistes, responsables politiques, syndicalistes, militaires ainsi que des proches d’opposants. Le Frap affirme qu’il ne s’agit que d’une première liste et estime à plus de 200 le nombre de personnes concernées.</p>
<p style="text-align: justify;">L’existence du Frap et son travail de documentation avaient déjà été rapportés en avril par <em><i>Le Monde</i></em>. Le journal décrivait un collectif d’une vingtaine d’exilés cherchant à documenter les disparitions attribuées aux services de sécurité.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>Des enlèvements déjà documentés</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Les accusations du Frap s’inscrivent dans une répression plus largement établie. Human Rights Watch (HRW) rapporte ainsi que les journalistes Serge Oulon, Kalifara Séré et Adama Bayala ont été enlevés en juin 2024. Les autorités ont ensuite affirmé qu’ils avaient été enrôlés dans l’armée. Séré et Bayala ont depuis été libérés, mais Serge Oulon reste porté disparu.</p>
<p style="text-align: justify;">En juin 2026, HRW, la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) et Reporters sans frontières (RSF) ont demandé aux autorités de révéler ce qu’il était devenu. Ces organisations dénoncent l’utilisation de la conscription contre des journalistes, militants et opposants.</p>
<p style="text-align: justify;">Le contraste est lourd : le Burkina Faso a ratifié la Convention internationale contre les disparitions forcées et son Code pénal criminalise cette pratique. Quatre ans après le putsch, les autorités restent donc confrontées à une question précise : où sont les personnes toujours portées disparues ?</p>
<p style="text-align: justify;">F. Kouadio</p>
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		<title>Mali : 34 civils tués, plus de 2 400 écoles fermées</title>
		<link>https://mediazine.ci/mali-34-civils-tues-plus-de-2-400-ecoles-fermees/04/2026/10/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mediazine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2026 09:45:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sous Région]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://mediazine.ci/?p=6337</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mali : 34 civils tués, plus de 2 400 écoles fermées</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><b>Au moins 34 civils ont été tués dans sept localités des régions de Ségou, Mopti et Tombouctou entre juin 2023 et décembre 2025. Dans un rapport publié le 29 septembre 2026, Amnesty International accuse les Forces armées maliennes (FAMa) et le groupe russe Wagner de crimes de guerre. Ces violences s’inscrivent dans une crise sécuritaire qui frappe aussi l’école : 2 444 établissements restent fermés à la rentrée 2026-2027.</b></strong></p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>Des civils exécutés lors d’opérations conjointes</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Intitulé « Nul n’est épargné », le rapport d’Amnesty repose notamment sur 119 entretiens avec des réfugiés maliens en Mauritanie. L’organisation affirme qu’aucune des 34 victimes documentées ne participait directement aux combats lorsqu’elle a été tuée.</p>
<p style="text-align: justify;">Des civils auraient été abattus pendant leur fuite ou après leur arrestation. D’autres auraient été égorgés ou brûlés.</p>
<p style="text-align: justify;">Amnesty documente également deux frappes de drones des FAMa dans la région de Tombouctou. Elles ont touché le marché d’Ejdeir en mars 2025 et une maison familiale à Tangata en novembre. Au moins 23 personnes auraient été tuées, dont cinq enfants. L’ONG dit n’avoir trouvé aucune preuve de présence de combattants ou d’objectif militaire sur les deux sites.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>Tortures dans des bases militaires</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Quinze survivants interrogés décrivent des suspensions, des simulacres de noyade, des coups et des électrocutions. Des témoins rapportent aussi cinq morts dans les bases militaires de Léré et Nampala.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon Amnesty, ces sévices ont principalement été commis par des membres de Wagner en présence de militaires maliens. Certains soldats auraient servi d’interprètes ou participé aux menaces et aux interrogatoires.</p>
<p style="text-align: justify;">La majorité des victimes recensées appartiennent aux communautés pastorales peules, arabes et touarègues. Amnesty estime que certains civils ont été soupçonnés de liens avec des groupes armés en raison de leur origine, de leur activité pastorale ou de leur présence dans certaines zones.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>Plus de 733 000 enfants privés d’école</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">La dégradation sécuritaire se lit aussi dans les salles de classe. Pour la rentrée du 1er octobre, 2 444 écoles sur les 11 860 recensées au Mali sont fermées, soit plus d’une sur cinq. Environ 733 200 enfants sont directement affectés, selon les données du Cluster Éducation du Mali publiées en juin.</p>
<p style="text-align: justify;">Les établissements ferment sous la menace des groupes jihadistes, après des pillages ou des destructions, faute d’enseignants prêts à rejoindre certaines zones ou parce qu’ils hébergent des familles déplacées.</p>
<p style="text-align: justify;">La tendance s’aggrave. Environ 1 300 écoles étaient fermées en 2020, et 1 800 en 2024. L’UNICEF indiquait déjà que plus de 2 000 établissements étaient inopérants en 2024 à cause de l’insécurité, affectant plus de 600 000 élèves.</p>
<p style="text-align: justify;">Le contraste est marqué cette année : le général Assimi Goïta a proclamé 2026-2027 « Année de l’éducation et de la culture », alors que le nombre d’écoles fermées atteint un niveau particulièrement élevé.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>De Wagner à Africa Corps, la responsabilité demeure</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Près d’un millier de membres de Wagner ont été déployés au Mali entre fin 2021 et juin 2025, avant le remplacement du groupe par Africa Corps. Ce changement de dispositif russe ne fait pas disparaître la question des responsabilités pour les faits antérieurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Amnesty avait transmis ses conclusions aux autorités maliennes le 3 août 2026. L’organisation affirme n’avoir reçu aucune réponse au moment de publier son rapport. Elle rappelle également que les groupes armés, notamment le JNIM et le FLA, sont eux aussi accusés de graves violations.</p>
<p style="text-align: justify;">Le Mali a notifié son retrait du Statut de Rome en juin 2026. Celui-ci ne prendra effet que le 23 juin 2027 et ne supprime pas la compétence de la Cour pénale internationale pour les crimes relevant de sa juridiction commis auparavant.</p>
<p style="text-align: justify;">Entre les accusations de crimes de guerre et la fermeture de plus de 2 400 écoles, la crise sécuritaire continue de peser directement sur les civils. Au-delà des bilans militaires avancés par les autorités, une partie croissante de la population reste confrontée aux violences, aux déplacements et à la fermeture des services essentiels.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>F. Kouadio</strong></p>
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		<title>Centrafrique : Wagner et Africa Corps se partagent le terrain</title>
		<link>https://mediazine.ci/centrafrique-wagner-et-africa-corps-se-partagent-le-terrain/29/2026/09/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mediazine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2026 23:00:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sous Région]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://mediazine.ci/?p=6319</guid>

					<description><![CDATA[<p>Centrafrique : Wagner et Africa Corps se partagent le terrain</p>
<p>L’article <a href="https://mediazine.ci/centrafrique-wagner-et-africa-corps-se-partagent-le-terrain/29/2026/09/">Centrafrique : Wagner et Africa Corps se partagent le terrain</a> est apparu en premier sur <a href="https://mediazine.ci">Mediazine.ci</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Après des mois de tensions entre Bangui et Moscou, Wagner et Africa Corps s’orientent vers une coexistence en Centrafrique. Le premier conserverait une partie de ses contrats sécuritaires et de ses activités économiques, tandis que la structure du ministère russe de la Défense maintiendrait une présence réduite à Bangui. Derrière ce compromis se joue aussi le contrôle d’un modèle bâti sur la sécurité et les ressources minières du pays.</em></p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>Wagner conserve ses positions en Centrafrique</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le remplacement annoncé de Wagner par Africa Corps n’a finalement pas eu lieu comme prévu. Selon Africa Intelligence, un compromis s’est dessiné début septembre : les réseaux liés à Dmitri Sytyi, patron de la Maison russe à Bangui et figure du dispositif Wagner, conserveraient leurs contrats sécuritaires et leurs activités économiques. Africa Corps garderait un effectif limité dans la capitale.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette configuration tranche avec les informations publiées quelques mois plus tôt. Au printemps 2026, plusieurs sources rapportaient que Faustin-Archange Touadéra avait accepté le principe d’une transition vers Africa Corps, après des pressions de Moscou. Sur le terrain, Wagner est pourtant resté solidement implanté.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>Jusqu’à 15 millions de dollars par mois</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">L’argent explique en partie les réticences de Bangui. Moscou aurait demandé un paiement pouvant atteindre 15 millions de dollars par mois pour les services d’Africa Corps. Les estimations disponibles varient toutefois selon les sources, Le Monde évoquant une fourchette de 4 à 15 millions de dollars mensuels.</p>
<p style="text-align: justify;">Le modèle tranche avec celui développé par Wagner. Une partie de son financement passe par des activités économiques locales, notamment minières et forestières. Cette organisation limite les paiements directs de l’État, mais pose une autre question : celle des revenus tirés des ressources centrafricaines et de leur contrôle.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>L’or de Ndassima au cœur du système</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le cas de Ndassima est le mieux documenté. Midas Ressources, société centrafricaine liée au réseau d’Evgueni Prigojine, dispose de droits sur cette mine d’or. Le Trésor américain a sanctionné l’entreprise en juin 2023 et estime à plus d’un milliard de dollars la valeur de l’or contenu dans le gisement.</p>
<p style="text-align: justify;">Washington accuse également Midas et Wagner d’avoir empêché des responsables centrafricains d’inspecter le site. Selon les autorités américaines, cette opacité permettait notamment d’extraire et d’exporter de l’or hors des circuits officiels, privant potentiellement l’État de redevances et de recettes.</p>
<p style="text-align: justify;">Le réseau s’est aussi implanté dans le secteur forestier : le Trésor américain identifie Bois Rouge, devenue Wood International Group, parmi les entreprises liées à Wagner en Centrafrique.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>Bakouma attire désormais Russes et Canadiens</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">L’uranium pourrait ouvrir un nouveau front économique. Lors de sa visite à Moscou en mars 2026, Touadéra a demandé un renforcement de la coopération avec la Russie dans l’énergie, y compris dans le nucléaire. Plusieurs analyses font également état de l’intérêt russe pour les réserves centrafricaines d’uranium.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais Moscou n’est pas seul sur les rangs. En septembre, les autorités centrafricaines ont attribué cinq permis de recherche au groupe canadien CVMR Corp, pour environ 2 500 km². Trois concernent Bakouma, dont une zone qui empiète sur le périmètre de l’ancien projet d’Orano, toujours contesté.</p>
<p style="text-align: justify;">La coexistence entre Wagner et Africa Corps règle donc, au moins provisoirement, une partie du différend entre Bangui et Moscou. Elle laisse entière une question plus sensible : combien la Centrafrique retire-t-elle réellement des ressources qui contribuent à financer sa relation sécuritaire avec la Russie ?</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><strong>Kouadio</strong><br />
<strong>Cap&#8217;Ivoire Info / @CapIvoire_Info</strong></p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Burkina Faso : le bilan de Traoré à l’épreuve du terrain</title>
		<link>https://mediazine.ci/burkina-faso-le-bilan-de-traore-a-lepreuve-du-terrain/29/2026/09/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mediazine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2026 22:53:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sous Région]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://mediazine.ci/?p=6317</guid>

					<description><![CDATA[<p>Burkina Faso : le bilan de Traoré à l’épreuve du terrain</p>
<p>L’article <a href="https://mediazine.ci/burkina-faso-le-bilan-de-traore-a-lepreuve-du-terrain/29/2026/09/">Burkina Faso : le bilan de Traoré à l’épreuve du terrain</a> est apparu en premier sur <a href="https://mediazine.ci">Mediazine.ci</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Ibrahim Traoré a défendu, le 27 septembre 2026, son bilan après quatre années à la tête du Burkina Faso. Le chef de la junte revendique des territoires reconquis, une armée renforcée et une économie qui « se porte de mieux en mieux ». Mais l’insécurité reste profondément ancrée et l’espace politique s’est considérablement refermé.</em></p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>Traoré revendique la reconquête du territoire</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Arrivé au pouvoir par un coup d’État en septembre 2022, Ibrahim Traoré affirme que plusieurs localités ont été reprises et que des populations ont pu y retourner. Face à deux journalistes lors d’un entretien diffusé par la télévision publique, il a défendu les résultats obtenus en matière de sécurité et d’économie.</p>
<p style="text-align: justify;">Le capitaine affirme désormais disposer d’unités capables d’intervenir sur l’ensemble du territoire. Il assure également préparer ses forces à de « grandes guerres », au-delà de la lutte contre les groupes jihadistes.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>Une insécurité toujours profondément ancrée</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le discours de reconquête se heurte aux chiffres. Quatre ans après l’arrivée de Traoré au pouvoir, le Burkina Faso reste l’un des principaux foyers du jihadisme mondial. Le Global Terrorism Index 2026 le classe au deuxième rang des pays les plus touchés par le terrorisme.</p>
<p style="text-align: justify;">Le nombre de morts liés au terrorisme a certes reculé de 45 % en 2025, mais 846 personnes ont encore été tuées dans 59 attaques. Plus de la moitié des attaques se sont concentrées dans le nord et le nord-est du pays, notamment près des frontières avec le Mali et le Niger.</p>
<p style="text-align: justify;">Surtout, cette baisse n’a pas empêché les groupes jihadistes de conserver une importante capacité offensive. En février 2026, le JNIM a mené plus de 30 attaques au Burkina Faso. Plus de 120 militaires, gardes forestiers et Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont été tués, selon ACLED.</p>
<p style="text-align: justify;">La reconquête revendiquée par le pouvoir reste donc confrontée à une insurrection capable de coordonner des attaques et de frapper durement les forces déployées pour reprendre le territoire.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>Partis dissous, presse sous pression</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le durcissement politique accompagne cette guerre. Le 29 janvier 2026, le gouvernement a dissous l’ensemble des partis et formations politiques, dont les activités étaient déjà suspendues depuis le coup d’État de 2022.</p>
<p style="text-align: justify;">La situation de la presse s’est également dégradée. Reporters sans frontières classe le Burkina Faso 110e sur 180 en 2026, contre 105e en 2025. RSF estime que le « traitement patriotique » de l’information défendu par Traoré a réduit les possibilités d’exercer librement un journalisme rigoureux.</p>
<p style="text-align: justify;">Le conflit frappe aussi lourdement les civils. Human Rights Watch a documenté 57 épisodes ayant entraîné la mort de plus de 1 800 civils entre janvier 2023 et août 2025. L’organisation met en cause aussi bien le JNIM que l’armée burkinabè et les VDP et qualifie certaines exactions documentées de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>L’or soutient l’économie burkinabè</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Le bilan économique offre davantage d’arguments au pouvoir. Selon le FMI, la croissance a atteint 5,3 % en 2025, notamment grâce à la hausse de l’activité minière favorisée par l’envolée du cours international de l’or. Le déficit budgétaire est passé de 5,8 % du PIB en 2024 à 1,8 % en 2025.</p>
<p style="text-align: justify;">Le 28 septembre, Traoré a inauguré RAFFINOR-BF, présentée par les autorités comme la première raffinerie d’or du pays. Le gouvernement veut ainsi transformer davantage de minerai sur place et conserver une plus grande part de sa valeur au Burkina Faso.</p>
<p style="text-align: justify;">Quatre ans après le coup d’État, les résultats économiques donnent donc à Traoré des éléments à faire valoir. Sur le front qui avait largement justifié la prise de pouvoir, celui de la sécurité, le bilan reste beaucoup plus difficile à présenter comme une victoire : malgré le recul des morts en 2025, le Burkina demeure l’un des pays les plus frappés par le terrorisme et le JNIM a démontré en 2026 qu’il conservait une forte capacité de frappe.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Kouadio</strong><br />
<strong>Cap&#8217;Ivoire Info / @CapIvoire_Info</strong></p>
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		<title>Sommet Russie-Afrique à Moscou : un pari risqué sous les drones</title>
		<link>https://mediazine.ci/sommet-russie-afrique-a-moscou-un-pari-risque-sous-les-drones/28/2026/09/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Mediazine]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2026 20:06:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sous Région]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://mediazine.ci/?p=6290</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sommet Russie-Afrique à Moscou : un pari risqué sous les drones</p>
<p>L’article <a href="https://mediazine.ci/sommet-russie-afrique-a-moscou-un-pari-risque-sous-les-drones/28/2026/09/">Sommet Russie-Afrique à Moscou : un pari risqué sous les drones</a> est apparu en premier sur <a href="https://mediazine.ci">Mediazine.ci</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><strong><b>Dans cinq semaines, des chefs d&#8217;État africains sont attendus dans une capitale qui vient de subir l&#8217;une des plus importantes attaques de drones jamais enregistrées contre elle. À Moscou, le risque sécuritaire n&#8217;est plus théorique.</b></strong></em></p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>Une capitale sous les drones</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Dans la nuit du 19 au 20 septembre, Moscou et sa région ont été visées par une attaque massive de drones. Selon les autorités russes, environ 450 appareils se dirigeaient vers la capitale. Trois personnes ont été tuées dans la région et plusieurs autres blessées. Un immeuble résidentiel a été touché, 400 personnes ont dû être évacuées et la raffinerie de Moscou a de nouveau été endommagée. Le maire Sergueï Sobianine a qualifié l&#8217;attaque de « sans précédent ».</p>
<p style="text-align: justify;">Les quatre principaux aéroports de la capitale ont également connu des restrictions. Plus de 400 vols ont été retardés ou annulés. Ces perturbations se répètent depuis plusieurs mois à chaque épisode important de frappes de drones.</p>
<p style="text-align: justify;">La raffinerie de Moscou a elle aussi été touchée à plusieurs reprises en 2026. Après les attaques de juin, Reuters estimait que son retour complet à la production pourrait prendre plusieurs mois.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>Un sommet dans une capitale directement exposée</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est dans cette ville que la Russie doit accueillir, les 28 et 29 octobre, le troisième sommet Russie-Afrique. Selon le ministère russe des Affaires étrangères, plus de trente pays africains avaient confirmé leur participation à la mi-juillet.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les délégations, le risque est concret. Une attaque peut provoquer des dégâts sur des bâtiments, des incendies ou des évacuations, même lorsque la majorité des drones sont interceptés.</p>
<p style="text-align: justify;">Le trafic aérien constitue un autre point de vulnérabilité. Les restrictions imposées aux aéroports moscovites peuvent compliquer l&#8217;arrivée ou le départ des délégations, avec des conséquences qui dépassent largement les simples retards de vols.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pendant le sommet, des dizaines de délégations africaines seront réunies dans la même ville. Une attaque survenant à ce moment-là aurait une portée particulière, compte tenu du nombre de chefs d&#8217;État, de ministres, de diplomates et de personnels de sécurité présents.</p>
<p style="text-align: justify;">Rien ne permet aujourd&#8217;hui de savoir quelle sera la situation le 28 octobre. Les attaques se poursuivent et leur intensité peut évoluer rapidement.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><strong><b>Un contexte différent des précédents sommets</b></strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Les deux premiers sommets Russie-Afrique s&#8217;étaient tenus à Sotchi en 2019 puis à Saint-Pétersbourg en 2023. Moscou avait déjà été visée par des drones en 2023, notamment autour du Kremlin et du centre-ville.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le contexte de 2026 est différent. Les attaques contre la Russie ont gagné en fréquence et en ampleur, tandis que Moscou connaît désormais des restrictions aériennes répétées et des frappes touchant aussi des infrastructures civiles et énergétiques.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le choix de la capitale russe place donc le prochain sommet dans un environnement sécuritaire particulièrement dégradé.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La Russie peut naturellement renforcer la protection autour du sommet. Mais aucun dispositif ne peut supprimer complètement le risque posé par des attaques qui touchent désormais régulièrement la région de Moscou.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cinq semaines, plusieurs dizaines de délégations africaines doivent donc se retrouver à Moscou alors que des drones peuvent encore atteindre la capitale russe. C&#8217;est le pari sécuritaire du prochain sommet Russie-Afrique.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Kouadio</strong><br />
<strong>Cap&#8217;Ivoire Info / @CapIvoire_Info</strong></p>
<p>L’article <a href="https://mediazine.ci/sommet-russie-afrique-a-moscou-un-pari-risque-sous-les-drones/28/2026/09/">Sommet Russie-Afrique à Moscou : un pari risqué sous les drones</a> est apparu en premier sur <a href="https://mediazine.ci">Mediazine.ci</a>.</p>
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