Côte d’Ivoire : Filière anacarde : les femmes appelées à prendre toute leur place
L’Organisation Interprofessionnelle Agricole de l’Anacarde (OIA Anacarde) et la GIZ/Weecap ont lancé, ce jeudi 11 décembre 2025 à Yamoussoukro, un atelier de sensibilisation et d’appui à la promotion ainsi qu’à l’autonomisation des femmes actives dans la filière anacarde.
Cet atelier, qui s’achèvera le 13 décembre prochain, vise à encourager les femmes à occuper pleinement leur place au sein de la chaîne de valeur, afin de contribuer à la construction d’une filière plus forte, moderne et durable.
Prenant la parole, le Président du Conseil d’Administration de l’OIA, Soro Bè, a adressé ses encouragements aux participantes avant de souligner que : « C’est la toute première fois dans l’histoire qu’un événement de cette envergure est organisé pour rendre hommage aux femmes et reconnaître les efforts qu’elles déploient pour le développement de la filière anacarde. »
La Côte d’Ivoire produit aujourd’hui environ 1,5 million de tonnes de noix de cajou, cultivées sur près de 1,5 million d’hectares. Malgré les investissements consentis par l’État pour moderniser le secteur, la filière demeure largement artisanale, alors même que la main-d’œuvre féminine constitue l’un de ses maillons essentiels.
À ce sujet, Soro Bè a insisté : « Il faut motoriser, structurer et professionnaliser davantage les activités des femmes pour accroître leur productivité et améliorer leurs revenus. »
Au-delà de la simple sensibilisation, cet atelier entend offrir aux femmes des outils pratiques : renforcement de capacités, partage de bonnes pratiques, information sur les mécanismes d’appui financier, mais aussi dialogues avec les acteurs institutionnels pour faire des femmes des actrices stratégiques de la transformation et de la compétitivité du secteur anacarde en Côte d’Ivoire.
Anaud Brou





