Exclusif: Import-export Chine–Côte d’Ivoire, Fabrice Agbre, fondateur de More Views Services, dévoile les clés d’un commerce sécurisé
Commander en Chine depuis la Côte d’Ivoire et se faire livrer en toute sécurité relève d’un véritable parcours du combattant. Risques d’escroquerie, délais de livraison interminables, manque de fiabilité. Face à ces difficultés, de jeunes entrepreneurs ivoiriens ont décidé de changer la donne. Parmi eux, Fabrice Agbré, fondateur de More Shopping, s’est donné pour mission de faciliter le commerce entre la Chine et la Côte d’Ivoire. Lancé il y a plusieurs années dans l’import-export, il a fini par se faire une bonne réputation et s’est rapidement imposé comme une référence grâce à sa crédibilité et surtout l’efficacité de ses services. L’équipe de Mediazine.ci est allée à sa rencontre. Il dévoile, dans cette interview exclusive, les clés de son succès et les secrets de son efficacité.
Pouvez-vous vous présenter brièvement ?
Je suis entrepreneur spécialisé dans l’import-export entre la Chine et la Côte d’Ivoire. Je produis également un podcast dénommé Back From China qui permet de développer le réseau d’anciens étudiants Africains de Chine. Back From China explore les parcours inspirants et les opportunités qui façonnent l’avenir des jeunes talents africains en Chine. L’objectif est également de mettre en avant la Chine, afin de montrer qu’il n’y a pas que le Canada, les États-Unis ou la France comme destinations d’études pour se construire un avenir et devenir une personnalité influente. Enfin, ce podcast vise à impacter positivement la jeunesse ivoirienne désireuse de poursuivre des études à l’étranger, mais qui ne connaît pas toujours les réalités de ces parcours.
J’ai aussi un site e-commerce (www.more-shopping.net), qui permet d’effectuer les achats en ligne sans se déplacer.
Mon parcours est marqué par une expérience académique et professionnelle en Chine, qui m’a permis de développer une bonne compréhension des échanges commerciaux internationaux, en particulier entre l’Asie et l’Afrique.
À quel moment avez-vous envisagé de vous lancer dans l’entrepreneuriat ?
Très tôt. Même si j’aurais pu intégrer une administration ou un emploi stable, j’ai toujours eu cette volonté de créer de la valeur et d’avoir un impact concret. L’entrepreneuriat me permettait d’être plus libre, plus utile et plus proche des réalités économiques de mon pays.
Comment est née l’idée de vous lancer dans l’import-export entre la Chine et la Côte d’Ivoire ?
L’idée est née d’un constat simple. Beaucoup d’entrepreneurs ivoiriens veulent importer de Chine mais manquent d’accompagnement fiable. Ayant vécu sur place, j’ai voulu servir de pont entre les deux marchés.
Votre séjour en Chine vous a-t-il influencé la naissance de ce projet ?
Oui, énormément. La Chine m’a appris la rigueur, la rapidité d’exécution et l’importance des réseaux. Être sur place m’a permis de comprendre les codes, la culture des affaires et les opportunités réelles.
Quels types de produits importez-vous ou exportez-vous principalement ?
Nous travaillons sur plusieurs segments selon la demande : équipements, produits manufacturés, articles commerciaux, et parfois des projets sur mesure pour des entrepreneurs ou des entreprises.
Comment gérez-vous la relation avec les fournisseurs chinois ?
La relation est basée sur le long terme, la clarté et le respect mutuel. La présence sur le terrain, la communication directe et la vérification régulière sont essentielles.
La barrière linguistique a-t-elle été un défi ou un avantage ?
Au départ, un défi. Mais aujourd’hui, c’est clairement un avantage. Parler la langue ou comprendre les bases facilite énormément la négociation et renforce la confiance.
Quel rôle jouent la confiance et la crédibilité dans ce secteur ?
Un rôle central. Sans confiance, il n’y a pas de business durable. La crédibilité se construit avec le temps, par la transparence et le respect des engagements.
Comment gérez-vous les questions de qualité, de délais et de douane ?
Nous avons des procédures claires : contrôle qualité, planification logistique, et collaboration avec des transitaires expérimentés. L’anticipation est la clé.
Travaillez-vous avec d’autres jeunes entrepreneurs ou structures ivoiriennes ?
Oui, beaucoup. La collaboration est essentielle. Nous croyons à l’intelligence collective et à l’écosystème entrepreneurial local.
Envisagez-vous une expansion vers d’autres pays autre que la Chine ?
Oui, à moyen terme. D’autres marchés asiatiques et africains présentent des opportunités intéressantes.
Comment voyez-vous l’évolution des relations commerciales Afrique–Chine dans les 5 prochaines années ?
Elles vont se renforcer, mais avec plus d’exigence. Les Africains seront de plus en plus acteurs et non seulement consommateurs.
Pensez-vous que les études à l’étranger sont un avantage pour entreprendre en Côte d’Ivoire ?
Oui, si elles sont bien valorisées. L’essentiel n’est pas le diplôme, mais l’ouverture d’esprit, le réseau et l’expérience acquise.
Où peut-on vous retrouver ou vous contacter ?
Sur les réseaux sociaux professionnels et à travers nos plateformes de communication. Nous sommes aussi très actifs sur le terrain.
Un dernier mot pour les lecteurs de Mediazine.ci ?
Osez. Le monde est ouvert, les opportunités existent. Avec de la discipline, de la formation et de la persévérance, tout est possible.
Rosine Kouamé





