« Le football ivoirien n’est pas en agonie » : la mise au point musclée de Martial Gohourou
Alors que certains continuent d’affirmer que le football ivoirien traverse une crise profonde, Martial Gohourou monte au créneau et oppose aux critiques les résultats enregistrés par les clubs ivoiriens sur la scène continentale. Dans une déclaration argumentée, il met en avant le classement de la CAF, le retour du quota maximal de quatre représentants ivoiriens dans les compétitions africaines et les performances obtenues sous la gouvernance actuelle de la FIF. Découvrez l’intégralité de sa déclaration.
Le cinglant démenti des faits face aux prophètes du chaos
Depuis quelque temps, une petite musique s’installe dans certains cercles, à savoir que le football ivoirien serait ” en agonie “. Une rengaine bien commode, savamment entretenue par les détracteurs de la gouvernance de la (FIF, conduite par le président Yacine Idriss Diallo et son Comité exécutif, avec un objectif à peine voilé : discréditer à tout prix le bilan de quatre années de gestion.

Pourtant, à mesure que les résultats des différentes sélections nationales se sont imposés sur les scènes africaine et mondiale, le terrain de la critique s’est progressivement déplacé vers le football local. Faute de pouvoir contester les performances des Éléphants, certains tentent désormais de présenter le championnat national comme le maillon faible du football ivoirien. Mais là encore, les faits et les évaluations de la CAF racontent une tout autre histoire.
Le verdict de la CAF : une remontée confirmée par les chiffres
Pour apprécier objectivement la compétitivité d’un championnat, la CAF s’appuie sur des indicateurs de performance précis. Le classement quinquennal des associations, établi à partir des résultats obtenus par les clubs engagés en Ligue des Champions CAF et en Coupe de la Confédération CAF sur les cinq dernières saisons. C’est ce classement officiel qui détermine le nombre de représentants de chaque fédération dans les compétitions interclubs africaines.
Dans ce classement de référence, la Côte d’Ivoire figure aujourd’hui parmi les dix meilleures associations africaines, une position qui lui permet de conserver son quota maximal de quatre représentants sur la scène continentale : deux clubs en Ligue des Champions CAF et deux en Coupe de la Confédération CAF.
La reconquête des quatre places africaines : le symbole du renouveau
Pour mesurer le chemin parcouru, un retour en arrière s’impose.
A partir de 2019, à la suite des contre-performances enregistrées par les représentants ivoiriens dans les compétitions interclubs de la CAF, la Côte d’Ivoire avait perdu deux de ses quatre places qualificatives. Le pays ne comptait plus qu’un représentant en Ligue des Champions et un en Coupe de la Confédération, illustrant alors le recul de son football sur la scène continentale.
Depuis l’arrivée à la tête de la Fédération du Comité exécutif présidé par Yacine Idriss Diallo en 2022, une politique de restructuration des compétitions, de renforcement de l’accompagnement des clubs, de professionnalisation de l’environnement du football local et d’investissements en faveur du développement des compétitions a progressivement inversé cette tendance.
Les résultats obtenus par les clubs ivoiriens au cours des dernières saisons ont permis au football national de retrouver toute sa crédibilité sur la scène africaine.
Conséquence directe de cette remontée, la Côte d’Ivoire a officiellement récupéré son quota maximal de quatre représentants dans les compétitions interclubs de la CAF : deux en Ligue des Champions CAF et deux en Coupe de la Confédération CAF.
Les faits contre la mauvaise foi
Retrouver ce quota maximal constitue bien davantage qu’un simple symbole. Il traduit la progression du niveau des clubs ivoiriens et la reconnaissance, par les instances continentales, des performances enregistrées sur le terrain.
Les classements de la CAF ne reposent ni sur des perceptions, ni sur des considérations politiques. Ils sont établis exclusivement à partir des résultats sportifs.
A l’approche des échéances électorales de la FIF, le débat sur le bilan de la gouvernance reste légitime. Mais une réalité demeure : les performances des clubs ivoiriens ont replacé la Côte d’Ivoire parmi les nations qui comptent en Afrique. Les faits sont désormais établis par les chiffres, ils constituent la réponse la plus solide aux discours alarmistes.
Martial Gohourou





