Diplomatie parlementaire : Le Sénat ivoirien veut s’inspirer de l’expérience trentenaire de son homologue gabonais
Invitée d’honneur à l’ouverture de la deuxième session ordinaire du Sénat ivoirien, la présidente du Sénat gabonais, Huguette Nyama Ekoumé, a signé un mémorandum d’entente avec son homologue ivoirienne, Kandia Kamissoko Camara, le mardi 13 octobre à Yamoussoukro. L’accord vise à renforcer la coopération entre les deux institutions.
Créé en 2016, le Sénat ivoirien entend tirer profit des trois décennies d’expérience de son homologue gabonais. C’est l’un des enjeux du mémorandum d’entente signé, mardi 13 octobre à Yamoussoukro, par les présidentes des deux institutions. L’accord prévoit le partage d’expériences, le renforcement des capacités des parlementaires et des fonctionnaires parlementaires, ainsi que des échanges de bonnes pratiques en matière de gouvernance et de décentralisation. Pour Kandia Kamissoko Camara, ce rapprochement s’appuie sur les liens historiques entre la Côte d’Ivoire et le Gabon, entretenus depuis l’époque de Félix Houphouët-Boigny et d’Omar Bongo. Elle y voit également une occasion pour le Sénat ivoirien de s’inspirer de l’expérience de son aîné gabonais.
Les échanges ont aussi porté sur plusieurs préoccupations communes aux deux pays, notamment la consolidation de la paix, la cohésion sociale, l’autonomisation des femmes, l’emploi des jeunes, le développement économique et le changement climatique. Les deux présidentes ont souligné le rôle des parlements dans l’amélioration des conditions de vie des populations. Kandia Camara a notamment évoqué la possibilité de partager leurs expériences en matière de promotion du leadership féminin.
« Nous sommes aujourd’hui deux femmes à la tête de ces deux institutions », a relevé Kandia Camara, estimant que les pratiques des deux pays pourraient contribuer à renforcer la participation des femmes au développement national. De son côté, Huguette Nyama Ekoumé a appelé les institutions parlementaires africaines à mutualiser leurs efforts face aux défis du continent. Elle a indiqué que le mémorandum était l’aboutissement de plusieurs semaines de concertation entre les deux Sénats.
Les deux responsables ont également exprimé leur volonté de mieux coordonner leurs positions au sein des organisations parlementaires internationales afin de porter les préoccupations africaines.
Fidès Symphorien





