Réforme de la gouvernance électorale : CIVIS Côte d’Ivoire ouvre le débat sur l’intégrité et la traçabilité des résultats
Alors que la Côte d’Ivoire se trouve dans une période charnière et cherche activement à structurer un nouvel organe électoral suite à la dissolution de la Commission électorale indépendante (Cei) il y a cinq mois et sa liquidation confiée à Lassana Sylla, désigné par l’arrêté interministériel n°483 MEFB/MPEEP du 1e septembre 2026, la question de la transparence du processus électoral demeure au cœur des préoccupations nationales. Tandis que l’opposition a soumis ses propositions au gouvernement pour la mise en place de la nouvelle institution, la société civile entend elle aussi apporter sa pierre à l’édifice.

C’est dans ce contexte de refonte que l’organisation CIVIS Côte d’Ivoire, spécialisée dans l’éducation à la citoyenneté et la défense des droits humains, organise une conférence d’envergure sur la réforme de la gouvernance électorale, le mardi 20 octobre 2026 à Conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’ouest (CERAO), situé aux 2 Plateaux-Aghien (Carrefour Opéra)
Placée sous le thème ‘‘De l’intégrité du vote à l’intégrité du résultat’’, cette rencontre vise à mettre en lumière un aspect plutôt stratégique souvent relégué au second plan. Si les récentes révisions examinées par l’Assemblée nationale (notamment l’adoption en commission le 23 avril 2026 de la réforme sur le parrainage citoyen prévue par le Code électoral), se sont concentrées sur les conditions de candidature, CIVIS Côte d’Ivoire rappelle que la crédibilité globale d’une élection repose sur l’ensemble de la chaîne de production des résultats.
Du dépouillement au bureau de vote jusqu’à la proclamation définitive, en passant par la rédaction, la transmission des procès-verbaux (PV), le recensement, la compilation, la vérification et la correction éventuelle, chaque étape constitue un maillon déterminant pour la confiance du public. Pour nourrir la réflexion et dégager des propositions concrètes, la conférence réunira des acteurs institutionnels, des experts, des représentants de la société civile ainsi que des professionnels des médias. Les débats s’appuieront notamment sur une analyse comparative des pratiques et expériences électorales de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et du Ghana.
Fidès Symphorien





