3 enfants désormais
La situation a brutalement basculé lorsqu’un coup de feu a retenti, accompagné du cri de Valérie. Prise de panique, sa tante aurait cherché à se mettre à l’abri. Elle se serait cachée sous des feuilles d’ignames afin d’échapper à une éventuelle attaque.
Depuis sa cachette, elle aurait aperçu Jean en train de recharger son fusil. Craignant pour sa propre vie, elle aurait alors profité d’un moment pour prendre la fuite en direction de la brousse. Alors qu’elle s’éloignait, un second coup de feu aurait retenti derrière elle.
La tante a relaté les faits aux habitants, qui ont aussitôt alerté les forces de sécurité
Arrivée au village dans un état de grande frayeur, la tante a relaté les faits aux habitants, qui ont aussitôt alerté les forces de sécurité. Des éléments de la gendarmerie se sont rendus sur les lieux afin de procéder aux premières constatations.
Sur place, les deux corps ont été découverts. Valérie a été mortellement atteinte à la poitrine par une décharge de chevrotine. Son décès serait survenu sur les lieux. Jean, quant à lui, a été retrouvé sans vie à proximité. Il aurait utilisé la même arme pour mettre fin à ses jours, conformément à la menace qu’il aurait proférée quelques instants auparavant.
L’hypothèse d’un conflit conjugal ou d’une séparation envisagée par Valérie est notamment évoquée par certains habitants
Les circonstances précises ayant conduit à ce drame restent toutefois à établir. Dans le village, plusieurs versions circulent sur les éventuelles raisons du passage à l’acte. L’hypothèse d’un conflit conjugal ou d’une séparation envisagée par Valérie est notamment évoquée par certains habitants. Ces éléments demeurent cependant au stade de témoignages et d’allégations et ne permettent pas, à eux seuls, d’établir les motivations de Jean.
La tragédie laisse surtout derrière elle trois enfants désormais privés de leurs deux parents. Le corps de Valérie a été conservé à la morgue dans l’attente de l’organisation de ses obsèques.
Selon des informations recueillies auprès de sources locales, rien ne laissait présager une issue aussi tragique. Jean et Valérie vivaient en couple depuis plusieurs années et étaient parents de quatre enfants. L’un d’eux étant décédé, les trois autres constituaient, jusqu’à ce drame, le principal bonheur de la famille.
Le mercredi matin, Valérie s’est rendue dans son exploitation agricole en compagnie de sa tante. Les deux femmes avaient prévu de consacrer une partie de la journée aux travaux champêtres, notamment au désherbage. Une fois sur place, elles se sont mises au travail dans une atmosphère qui, selon les témoignages rapportés, était jusque-là paisible. Elles échangeaient et plaisantaient tout en accomplissant leurs tâches.
La jeune femme aurait accepté de suivre son époux, sans savoir que cette rencontre allait tourner au drame
Aux environs de midi, leur activité a toutefois été interrompue par un appel. Jean aurait appelé les deux femmes qui lui ont répondu. L’homme se serait présenté à elles sans son arme, un fusil calibre 12. Il avait sa petite idée derrière la tête et avait dissimulé l’arme. Il aurait ensuite demandé à Valérie de le rejoindre à quelques mètres du lieu où elle travaillait avec sa tante. La jeune femme aurait accepté de suivre son époux, sans savoir que cette rencontre allait tourner au drame.
Quelques minutes plus tard, la tante de Valérie aurait entendu des éclats de voix provenant de l’endroit où le couple s’était retiré. Toujours selon les témoignages, Jean aurait menacé son épouse en affirmant qu’il allait la tuer avant de se donner la mort. Dans un premier temps, ces propos auraient été pris pour de simples paroles prononcées sous le coup de la colère.
Quant à Jean, son corps a été inhumé le jour même du drame. Conformément aux règles coutumières rapportées dans le village, il a été porté en terre, nu comme un ver. Cette disparition brutale d’un couple laisse Ahounan sous le choc, tandis que les proches et les habitants tentent encore de comprendre les circonstances de ce drame familial.