Le Scoop

Aly Kéita en concert au Sofitel Hôtel Ivoire Abidjan le 8 janvier 2026 : le balafon à l’heure de l’Afro Jazz Fusion (entretien exclusif)

Balafon, jazz et identité africaine au cœur d’un concert. De retour d’Allemagne, le virtuose ivoirien Aly Kéita donne rendez-vous aux mélomanes abidjanais ce jeudi 8 janvier 2026 à la Salle des fêtes du Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan pour un concert live placé sous le thème de « Afro Jazz Fusion ». En prélude à cet événement, Mediazine.ci a rencontré l’artiste pour une interview exclusive dans laquelle il revient sa vision du balafon et son ambition de faire rayonner la musique africaine sur les plus grandes scènes du monde. Entretien !

Qui est Aly Kéita ?

Ali Kéita est un artiste musicien, balafoniste. Je fais partie de ceux qui ont contribué à révolutionner le balafon, en Afrique et à travers le monde.

Vous vivez en Allemagne. Pourquoi avoir choisi Abidjan pour ce concert ?

Abidjan, c’est chez moi. C’est ici que je suis né, c’est ici que j’ai tout appris. Je suis honoré de revenir à la maison avec un nouveau programme. C’est d’Abidjan que je suis parti pour l’Europe. Je suis un fils du pays. Avant de donner ce que j’ai appris ailleurs au reste du monde, il était important pour moi de venir l’offrir d’abord à mon pays, surtout en ce début d’année

Le thème du concert est “Afro Jazz Fusion”. Que signifie ce concept ?

Le balafon est à la base un instrument traditionnel, utilisé dans les fêtes, les mariages et les cérémonies rituelles. Mais le balafon avec lequel je vais me produire ce jeudi 8 janvier au Sofitel est intégré à un ensemble d’instruments modernes : la basse, la batterie, le piano, entre autres. Dans cet ensemble, le balafon reste l’élément central. C’est la fusion entre instruments traditionnels et modernes qui donne naissance au concept Afro Jazz Fusion.

Vous vivez en Allemagne depuis plusieurs années. Quel est aujourd’hui votre rapport avec l’Afrique 

L’Afrique, c’est notre continent. Lorsque je voyage pour des spectacles, je me rends compte que certains pays ne savent même pas situer la Côte d’Ivoire. Pour beaucoup, la Côte d’Ivoire est connue soit à travers le football, grâce à Didier Drogba, soit à travers la musique, avec Alpha Blondy. Moi, partout où je vais, je me présente comme Ivoirien, comme Africain. Je représente la Côte d’Ivoire et l’Afrique à travers ma musique

Est-ce votre premier concert à Abidjan ?

Non, pas du tout. Je suis déjà venu en 2022, 2023 et 2024. J’ai également participé au festival d’Oswald Kouamé, Abidjan, Capitale du Jazz (Abijazz).

Le concert du 8 janvier se résume-t-il uniquement à la musique ?

Quand on me voit sur scène, c’est toujours le plaisir. Je partage ma joie avec le public. Je ne suis pas chanteur, mais ma musique est très mélodique. Je communique à travers elle. Le public se sentira détendu, relaxé.

C’est un tout nouveau programme que je proposerai ce jour-là, en avant-première d’un album dont la sortie officielle est prévue pour mars 2026. Les spectateurs auront donc la chance de découvrir ce projet en exclusivité.

Votre parcours en Europe a-t-il influencé votre musique ?

Oui, énormément. On n’a jamais fini d’apprendre dans la musique.

En vivant hors de la Côte d’Ivoire, j’ai eu l’occasion de jouer avec de nombreux artistes internationaux comme José Awinou, Yann Gabarez, et d’autres grandes figures du jazz mondial.

Si j’étais resté ici, je n’aurais peut-être pas eu ces opportunités. Voyager permet de se connecter à d’autres cultures et à d’autres musiciens. Cette richesse musicale, c’est justement ce que je viens partager avec le public ivoirien ce jeudi 8 janvier 2026 au Sofitel Hôtel Ivoire.

Comment voyez-vous l’avenir du jazz ivoirien ?

Chaque génération a ses influences. Moi, j’ai grandi dans un environnement marqué par le reggae, où le balafon n’était pas vraiment présent. Aujourd’hui, les jeunes parlent davantage de zouglou ou de coupé-décalé. C’est une autre génération, une autre époque.

Mais je vous assure que le jazz a un bel avenir en Côte d’Ivoire.

Votre mot de fin

Venez découvrir le balafon d’Ali Kéita. C’est un balafon que je fabrique moi-même, que je joue en solo ou en groupe. Venez vivre le concert, et après, on en parlera.

Propos recueillis par Arnaud Brou, pour Mediazine.ci

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