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Assalé Tiémoko : « L’animation culturelle des communes est une obligation légale »

Pour le maire de Tiassalé, Assalé Tiémoko, l’animation culturelle d’une commune ne relève ni du superflu ni du simple divertissement. Elle constitue une mission légale confiée aux collectivités territoriales par l’État de Côte d’Ivoire.

Dans une déclaration rendue publique, le premier magistrat de la commune de Tiassalé a tenu à rappeler que la loi de 2003 relative au transfert des compétences de l’État aux collectivités territoriales inscrit clairement l’animation culturelle parmi les attributions des communes. Il cite notamment l’article 15, point 10, qui fait de la promotion et de l’organisation d’activités culturelles une responsabilité à part entière des municipalités.

Selon Assalé Tiémoko, considérer les manifestations culturelles comme des dépenses inutiles ou comme un luxe réservé aux périodes d’abondance relève d’une méconnaissance des textes et du rôle même des collectivités locales. « Ignorer cette responsabilité, c’est manquer à sa mission et s’éloigner de l’esprit de la loi », soutient-il. Le maire souligne également que l’État ne se contente pas de définir les compétences des communes, mais accompagne leur mise en œuvre à travers des subventions de fonctionnement qui prennent en compte les activités d’animation culturelle telles que les festivals, les spectacles, les expositions ou encore les semaines culturelles.

Pour l’élu, renoncer à organiser ces événements revient à priver les populations d’un droit fondamental à la culture, à la détente et à la valorisation de leur patrimoine. Il estime que le développement local ne saurait se limiter à la construction d’infrastructures ou à la gestion administrative des territoires. « Le développement sans culture n’est qu’une mécanique administrative sans âme », affirme-t-il, rappelant que la culture demeure un puissant facteur de cohésion sociale, de transmission des valeurs et de préservation de l’identité collective.

L’exemple des Journées culturelles de Tiassalé

Pour illustrer son propos, Assalé Tiémoko met en avant l’expérience des Journées culturelles de Tiassalé. Organisé chaque année entre les mois d’août et de septembre, cet événement est devenu au fil du temps un rendez-vous majeur de la vie économique et sociale de la commune.

Selon lui, cette période est celle où l’activité économique connaît sa plus forte intensité. Les commerçants enregistrent une hausse significative de leurs ventes, les établissements hôteliers accueillent davantage de visiteurs et les activités génératrices de revenus se multiplient dans plusieurs secteurs. Le maire indique également que les recettes fiscales communales connaissent une progression notable durant cette période, portée par l’augmentation des activités commerciales et l’animation de la vie nocturne.

Au-delà de son caractère festif, l’événement apparaît ainsi comme un véritable instrument de développement local, capable de générer des retombées économiques directes pour les populations et les opérateurs économiques.

Une interpellation adressée aux citoyens

Dans sa déclaration, Assalé Tiémoko invite les citoyens à s’intéresser davantage à la gestion des ressources consacrées à la culture dans leurs communes respectives. Il estime que les populations sont en droit de demander des comptes sur l’utilisation des subventions destinées à l’animation culturelle.

Pour l’ex député de Tiassalé, une commune qui néglige sa vie culturelle s’expose à un affaiblissement de son identité et de sa dynamique sociale. « Un maire qui n’anime pas sa commune est un maire qui la prive de son identité et de sa vitalité », conclut-il.

À travers cette prise de position, l’élu entend réaffirmer la place centrale de la culture dans les politiques locales de développement et rappeler que l’animation culturelle constitue à la fois une obligation légale, un facteur de cohésion sociale et un réel levier de croissance économique.

Franck Kouamé

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