Bénin : le télé-enseignement lancé dans quatre universités publiques
Le gouvernement béninois, réuni en Conseil des ministres le 1er juillet 2026 sous la présidence de Romuald Wadagni, a validé le lancement de son projet national d’e-learning. Dès la rentrée 2026-2027, quatre universités publiques basculeront vers le télé-enseignement pour élargir l’accès à un enseignement supérieur de qualité.
Un feu vert acté en Conseil des ministres
Le 1er juillet 2026, l’exécutif béninois a autorisé la contractualisation avec plusieurs prestataires pour déployer son projet national de télé-enseignement. La phase pilote démarrera à la rentrée 2026-2027 dans quatre établissements : l’Université d’Abomey-Calavi (UAC), l’Université de Parakou (UP), l’Université Nationale des Sciences Technologies, Ingénieries et Mathématiques (UNSTIM) et l’Université nationale d’Agriculture (UNA).

Une plateforme nationale et des amphithéâtres connectés
Le dispositif repose sur la plateforme etudiant.bj, portail de diffusion des cours, et sur l’aménagement d’amphithéâtres dédiés à Abomey-Calavi, Parakou et à la Faculté des Sciences de la Santé de Cotonou. Studios de télé-enseignement, équipements audiovisuels et cellule d’assurance qualité complètent le montage. L’ambition affichée : permettre à l’étudiant de suivre ses cours depuis son lieu de résidence.
L’électricité, un défi assumé
Le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a précisé la vision le 5 juillet. Il reconnaît que le Bénin « n’est pas encore électrifié de partout », mais propose une double alimentation, conventionnelle et solaire, pour parer aux coupures. Un obstacle bien connu des pays de la sous-région engagés dans la numérisation de l’école.
Un mouvement régional
Selon l’UNESCO, le numérique élargit l’accès au supérieur, à condition de disposer d’infrastructures fiables et d’enseignants formés. L’initiative béninoise rejoint une dynamique ouest-africaine où plusieurs États misent sur l’e-learning pour désengorger des campus saturés.
Le pari numérique du Bénin suffira-t-il à réduire les inégalités d’accès au savoir dans une sous-région encore inégalement connectée ?
Fleur Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info





