Côte d’Ivoire: Des agents de SOCOCE de Soubré devant le tribunal
Ils sont trois prévenus appelés à la barre ce vendredi 17 juillet 2026 à la barre. Deux garçons et une dame. La cause, à peine appelée, est renvoyée au 21 juillet 2026, pour la comparution de la partie civile, SOCOCE.

Les trois prévenus sont poursuivis pour faux et usage de faux en écriture privée de commerce ou de banque, abus de confiance portant sur la somme de 127 millions FCFA et des marchandises. Ils sont tous les trois en détention depuis le 22 septembre 2023 pour deux d’entre eux et depuis le 22 mai 2024 pour l’autre. Ils sont tous les trois des agents de SOCOCE de Soubré, la cité de la Nawa.
Le fait caractéristique, le calme qui règne ce vendredi 17 juillet 2026 dans la cour du pôle pénal, économique et financier, est brutalement déchiré par des cris stridents, une fois les trois prévenus hors de la salle d’audience. La dame parmi ne veut plus retourner au violon, elle oppose une résistance aux gendarmes. “Je n’en peux plus, je n’en peux plus…”, crie-t-elle.
Le tribunal est interpellé par le début de vacarme. L’un des procureurs de la République descend, vite, et va aux nouvelles. Des détenus piquent parfois des crises, s’écroulent dans la cour… Rien de tout ça… C’est Dame Sess, belle, bien posée sur ses pieds, teint clair, qui ne veut pas regagner le violon. Les agents de sécurité ne la bousculent pas. La présidente du pôle pénal demande régulièrement aux gendarmes et agents de sécurité de traiter les détenus et autres justiciables avec respect, sans violence.
Là, les cris de Dame perturbent l’audience en cours. Visiblement, elle-même a compris, quand elle a aperçu le représentant du ministère public… En tout cas, elle a pris le chemin du violon du pôle pénal. “C’est elle qui est poursuivie pour détournement de 127 millions FCFA et blanchiment de capitaux qui veut se donner un spectacle”, s’énerve le procureur de la République, en regagnant sa place dans la salle d’audience.
On se retrouvera le mardi 21 juillet 2026. Peut-être, avec Dame Sess plus apaisée pour son audition.
Fernand Dédeh





