Côte d’Ivoire: Tidjane Thiam clarifie ses propos “guerriers” : “Je voulais dire sauver, pas libérer la Côte d’Ivoire”
Après avoir suscité un vif débat à la suite de déclarations jugées “guerrières” lors d’un meeting de l’opposition ivoirienne en France le weekend dernier, Tidjane Thiam, le président du PDCI RDA a tenu à apporter des précisions sur le sens réel de ses paroles.
Ce jeudi 23 octobre, l’ancien patron du Crédit Suisse et figure montante de la scène politique ivoirienne est revenu sur sa phrase prononcée : « Nous avons sept jours pour libérer la Côte d’Ivoire. »
Lors d’une nouvelle prise de parole sur un plateau télé, Tidjane Thiam a expliqué que son propos avait été mal interprété. « Je vais clarifier un commentaire que j’ai fait récemment où j’ai dit qu’on avait sept jours pour libérer la Côte d’Ivoire. J’aurais pu dire : on a sept jours pour sauver la Côte d’Ivoire. C’était cela le fond de ma pensée », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il faisait également « référence au Tout-Puissant ».
Selon lui, le terme “libérer” ne devait pas être compris dans un sens conflictuel, mais comme une métaphore de la nécessité d’agir rapidement pour préserver le pays. « Mon intention n’a jamais été d’appeler à la confrontation », a insisté Thiam, soulignant que son message se voulait avant tout un appel à la responsabilité et à l’unité nationale.
L’homme politique, souvent perçu comme une figure de rassemblement, a également rappelé que son engagement était guidé par la foi et le désir de voir la Côte d’Ivoire retrouver stabilité et prospérité. « Je crois profondément que rien n’est possible sans la volonté de Dieu », a-t-il précisé.
Cette mise au point intervient alors que le discours de Paris avait suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, certains y voyant un ton martial inhabituel chez l’ancien banquier international. En rectifiant publiquement ses propos, Tidjane Thiam semble vouloir recentrer son message sur une ligne plus apaisée et inclusive, à quelques mois d’échéances politiques cruciales pour la Côte d’Ivoire.
Landry Konan





