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Filière cajou en Côte d’Ivoire: création du CACC-CI pour replacer le producteur au cœur de la chaîne de valeur

À l’occasion du lancement officiel du CACC-CI à Bouaflé, Soumahoro Lassiné a révélé que plusieurs coopératives qui n’ont pas pu rejoindre l’initiative dès le départ se montrent désormais disposées à le faire. Travailler au profit des coopératives agricoles et des producteurs est la vision de cette initiative. Soumahoro Lassiné a pour sa part invité les coopératives et producteurs à rejoindre le Consortium afin de contribuer à l’amélioration des conditions de vie et de travail des producteurs de cajou.

Soumahoro Lassiné, représentant du président du Consortium agricole des sociétés de cajou de Côte d’Ivoire (CACC-CI), Bamba Adama, a donné cette information, ce samedi 24 janvier à Bouaflé à l’occasion de l’assemblée générale de création du consortium Agricole des sociétés coopératives de cajou de Côte d’Ivoire. Cette organisation agricole des producteurs vise à placer le producteur au centre de la filière anacarde. Selon lui, cette filière repose sur trois piliers essentiels que sont la production, la commercialisation et la transformation. Et de préciser que l’objectif de cette organisation est d’associer les producteurs à chacune de ces étapes.

Soumahoro a assuré que des sont déjà en cours pour un prix rémunérateur de la noix de cajou avec des partenaires extérieurs. Selon lui, il faut impliquer les producteurs dans la transformation, à travers le développement d’un actionnariat populaire qui leur permettra de devenir actionnaires des sociétés de transformation.

Au regard des enjeux, la Chambre de Commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire, son président Faman Touré en tête, ne pouvait qu’apporter son soutien à cette initiative de développement local qui prend socle sur l’industrialisation de la filière cajou. Le représentant de la CCI-CI, Yao Kouassi Maurice, ancien membre élu de la CCI-CI pour la délégation du Bélier, a recommandé aux membres du Consortium Agricole des Sociétés Coopératives de Cajou de Côte d’Ivoire de cultiver la solidarité pour impulser la dynamique de leur organisation.

Kouamé Yao, représentant du directeur régional du Conseil Coton Anacarde et Karité, a salué cette initiative qui vise à redonner du poids au producteur Ivoirien de noix de cajou. << Avec les problèmes que connaissent les producteurs depuis de nombreuses années, nous ne pouvons que saluer la venue de cette structure pour redynamiser la filière>> a-t-il fait savoir.  Au nom de l’autorité de régulation de la filière, il a invité chaque producteur à s’approprier cette structure, notamment pour les productions d’anacarde biologique. Selon Kouamé Yao, il est essentiel que les producteurs suivent les conseils et recommandations des agents de terrain, et s’approprient les enseignements relatifs à la culture agricole et au développement de la filière.

Contribuer à relever les défis de la filière anacarde ivoirienne, notamment l’accès au financement, la qualité de la production, la transformation locale et la juste rémunération des producteurs était la raison de la mobilisation des producteurs de noix de cajou réunis au sein du Consortium Agricole des Sociétés Coopératives de Cajou de Côte d’Ivoire. A Bouaflé, dans la droite ligne de la vision du gouvernement ivoirien, Les responsables et membres de cette nouvelle organisation ont, au cours de cette assemblée générale placée, inscrit leur action dans la dynamique de la professionnalisation et de la valorisation durable de la filière anacarde. Ils ont donc bénéficié de l’appui du Conseil Coton Anacarde et Karité.

Cette organisation des producteurs de noix de cajou veut placer le producteur au cœur de la chaîne des valeurs de cette filière agricole en pleine mutation qui jusqu’à présent, n’avait que le producteur comme maillon faible de la filière, sans grande rétribution de ses efforts. Désormais, l’objectif est clair : donner aux coopératives de producteurs les moyens d’intervenir non seulement dans la production, mais aussi dans la commercialisation et la transformation locale de la noix de cajou. D’où le soutien de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire.

De Bouaflé, les producteurs de noix de cajou Ivoiriens veulent se positionner comme de véritables acteurs économiques, et non plus de simples fournisseurs de matière première.

A l’orée de la nouvelle campagne de commercialisation de la noix de cajou, et suite à la tenue des Journées nationales des exportateurs de noix de cajou, cette rencontre des producteurs, dans un des bassins de production, sonne comme le tocsin d’une approche de révolution dans la filière anacarde ivoirienne.

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