Orpaillage illégal : la Côte d’Ivoire restaure ses terres polluées
Du 15 au 17 octobre 2026, le ministre ivoirien de l’Environnement, Abou Bamba, a inspecté des sites dégradés par l’orpaillage clandestin dans le Gontougo, le Bounkani et l’Indénié-Djuablin. Le gouvernement veut dépolluer ces terres pour permettre leur réutilisation, notamment agricole.

Gontougo : 1 151 bassins de cyanure traités
À Assafo, près de Tanda, les travaux engagés depuis le 2 juin commencent à produire des résultats. Selon l’AIP, 45 des 67 sites recensés ont fait l’objet d’interventions.
Le ministère de l’Environnement précise qu’au 27 septembre, 1 151 bassins de traitement de l’or au cyanure, sur 1 359 identifiés, avaient été pris en charge dans six localités.
Le Centre ivoirien antipollution (CIAPOL) supervise les opérations réalisées par IVOS, une entreprise chargée des travaux de dépollution, avec l’appui d’Endeavour Mining, un groupe minier international spécialisé dans l’exploitation de l’or en Afrique de l’Ouest. La dépollution doit encore être validée par des analyses avant toute remise en culture.
Les populations appelées à protéger les sites
Abou Bamba demande aux communautés de signaler toute reprise de l’orpaillage clandestin. Dans le Bounkani, il a également insisté sur la surveillance des espaces protégés.
Les autorités annoncent 37 sites illégaux démantelés dans le département de Doropo. L’enjeu reste d’empêcher les orpailleurs de revenir sur les terres restaurées.
Plus de 8 500 sites déguerpis depuis 2021
Selon le bilan officiel, plus de 8 500 sites ont été déguerpis entre 2021 et le premier semestre 2026. Sur cette période, 4 474 personnes ont été déférées devant la justice.
Le gouvernement entend poursuivre les démantèlements tout en développant la réhabilitation environnementale.
Mais traiter les bassins pollués ne suffit pas à garantir le retour des cultures. La qualité des sols et des eaux devra être contrôlée avant que les agriculteurs puissent reprendre leurs activités.
Fleur Kouadio





