Solidarité et développement local : Plongée au cœur de l’Ong ‘‘Un Prend Un’’ avec sa directrice exécutive, Gollys Pascaline
Née d’une vision d’entraide spirituelle pour s’étendre aujourd’hui à l’autonomisation des communautés rurales, l’Ong ‘‘Un Prend Un’’ multiplie les initiatives concrètes sur le terrain. De la réhabilitation d’établissements scolaires dans la sous-préfecture d’Ando-Kékrénou aux projets d’envergure en matière de santé et d’éducation, la Directrice exécutive, Mme Aka, née Gollys Pascaline, détaille ici la philosophie, les ambitions et les grands chantiers de sa structure.
Initialement inspiré d’un concept religieux axé sur le service et l’entraide, le mouvement a rapidement évolué sous l’impulsion de ses fondateurs pour porter une vision plus globale. « J’ai beaucoup aimé ce concept, parce que j’y ai vu quelque chose qui dépassait le seul cadre de l’aide spirituelle. Je me suis dit que si nous étions capables de nous aider mutuellement à progresser dans notre vie spirituelle, nous pouvions également nous soutenir dans bien d’autres domaines de la vie (…) On ne peut véritablement aider quelqu’un si l’on n’a soi-même aucune force, aucune capacité ou aucun moyen d’agir », explique Gollys Pascaline.
Selon elle, derrière l’appellation ‘‘Un Prend Un’’, se cache une véritable chaîne de solidarité où chacun est invité à tendre la main à son prochain selon ses moyens. Un cercle vertueux résumé par un triptyque clair : recevoir, grandir, puis transmettre.
Éducation, santé et autonomisation : Les trois piliers de l’action
L’organisation non gouvernementale concentre ses efforts sur des secteurs stratégiques pour améliorer durablement le quotidien des populations vulnérables. L’éducation. Il s’agit dans ce domaine, d’améliorer les conditions d’apprentissage des enfants à travers des réhabilitations d’infrastructures, à l’instar de l’Epp Ando 1, et la fourniture de matériel didactique.
Dans le secteur de la santé, faciliter le rapprochement des soins des populations enclavées, approvisionnement des structures sanitaires rurales, campagnes de vaccination et distribution de kits d’hygiène. En ce qui concerne l’autonomisation, il s’agit là d’apporter un appui aux groupements de femmes et de jeunes pour le développement d’activités génératrices de revenus (AGR) et l’apprentissage de métiers pratiques (tels que la fabrication de savons).
Face aux nombreux défis de la région, l’Ong entend jouer pleinement sa partition en travaillant en étroite synergie avec les autorités administratives, coutumières et l’ensemble des forces vives locales.
Pour les années à venir, l’organisation s’est fixé un calendrier d’actions précis : À court et moyen terme, elle mise sur l’extension des forages d’eau potable pour lutter contre les maladies hydriques, la modernisation des infrastructures scolaires, la structuration de coopératives agricoles féminines et la formation à la gestion financière.
À long terme, ‘‘Un Prend Un’’ entend faire rayonner le modèle de solidarité au-delà des frontières ivoiriennes et bâtir une source d’inspiration pérenne pour l’émergence de nouveaux leaders locaux autonomes.
Séraphin Kouamé





