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Niger : plusieurs soldats tués près d’Abala, bilan inconnu

Plusieurs soldats nigériens ont été tués et d’autres blessés mercredi 23 septembre 2026 près de Fartal, à une vingtaine de kilomètres à l’est d’Abala, dans la région de Tillabéri. Ils tentaient d’intercepter du bétail volé à des civils. L’attaque intervient alors que les pertes s’accumulent dans l’ouest du Niger et que le malaise gagne une partie des unités engagées contre les groupes jihadistes.

Tillabéri : les attaques continuent

L’opération débute le 22 septembre après le signalement d’un important convoi de bétail volé. Le lendemain vers 6 h 30, les militaires rencontrent une colonne de combattants à motos lourdement armés.

Le ministère de la Défense reconnaît des morts et des blessés dans les rangs nigériens, sans publier de bilan précis. Les assaillants auraient également subi des pertes avant de se replier.

Cette nouvelle attaque prolonge une série particulièrement meurtrière. En 2025, près de 1 200 morts ont été recensés dans la région de Tillabéri selon ACLED. En juillet 2026, DW constatait que trois années de pouvoir militaire n’avaient pas empêché une dégradation de la situation sécuritaire dans cette région.

Des soldats du front de plus en plus mécontents

Le pouvoir assure pourtant soutenir ses troupes. En juin, le ministre de la Défense Salifou Modi avait effectué une tournée dans les camps de Tillabéri pour réaffirmer l’appui des autorités.

Sur le terrain, le constat est plus tendu. Reuters rapportait fin août une frustration croissante dans les unités de première ligne après des pertes répétées face aux groupes jihadistes. Cette colère a déjà débordé : le 29 août, des centaines de soldats mécontents ont participé à une mutinerie à Niamey.

Selon DW, des analystes décrivent des militaires du front qui se sentent délaissés, notamment face au traitement réservé à la Garde présidentielle. Plusieurs mutins venaient justement d’unités engagées dans la lutte antijihadiste.

L’attaque d’Abala pose donc une question plus large que son bilan encore inconnu : malgré les annonces de soutien et les changements d’alliances militaires, les mêmes unités continuent de subir de lourdes pertes. Un mois après la mutinerie, leur mécontentement est devenu un problème politique autant que sécuritaire pour le général Tiani.

Kouadio
Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info

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