Attaque de Niamey : le Général Tiani isole le Niger par des accusations précipitées contre la France, la Côte d’Ivoire et le Bénin
Le vendredi 30 janvier 2026, l’État islamique a officiellement revendiqué l’attaque contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey et la base aérienne 101 adjacente.
L’annonce a été faite via l’agence Amaq, l’organe de propagande de l’organisation terroriste. L’information a été relayée par SITE Intelligence Group, une organisation spécialisée dans la surveillance des groupes djihadistes. L’EI qualifie l’opération d’attaque de « surprise et coordonnée », affirmant avoir infligé des « dégâts significatifs » aux installations militaires et aéroportuaires.
Peu avant, les autorités nigériennes avaient déjà fait état d’un bilan de vingt (20) assaillants tués et onze (11) capturés. Tandis que quatre (4) militaires nigériens auraient été blessés.
Des images satellite confirment également des dégâts sur des hangars et au moins trois avions civils touchés dont deux de la compagnie Asky et un d’Air Côte d’Ivoire.
Une situation politique et sécuritaire tendue
Cette revendication intervient dans un climat de vive tension diplomatique. Avant que l’État islamique ne s’exprime, le Chef de la Junte militaire nigérienne, le Général Abdourahmane Tiani, avait publiquement pointé du doigt la France, la Côte d’Ivoire et le Bénin d’être les « sponsors » des assaillants, les qualifiant de mercenaires.
Cette revendication de l’État islamique vient donc contredire la version officielle de la junte nigérienne, qui privilégiait la thèse d’une agression extérieure pilotée par des États tiers.
La déclaration de l’État Islamique est surtout un véritable coup de froid pour les autorités nigériennes qui ont nommément accusé Emmanuel Macron, Alassane Ouattara et Patrice Talon.
Dans la soirée du vendredi 30 janvier, l’ambassadeur du Niger en Côte d’Ivoire a été convoqué par les autorités ivoiriennes à la suite des propos tenus par le président nigérien.
Rosine Kouamé.





