Projet de loi de finances 2026 portant budget de l’Etat: Adama Coulibaly (Ministre des finances et du budget), dévoile les grandes lignes devant le Sénat
La session budgétaire consacrée à l’examen du budget de l’État pour l’année 2026 s’est ouverte au Sénat. Devant la Commission des affaires économiques et financières (Caef), le ministre des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, a présenté les articulations majeures du projet de loi de finances, avant que chaque ministre ne décline les objectifs et actions liés aux crédits alloués à son département.
Le budget de l’État pour 2026 s’élève à 17 350,2 milliards de FCFA, en hausse de plus de 2 000 milliards par rapport à l’exercice précédent. Selon le ministre, 56 % des recettes proviendront du Trésor, soit 9 734 milliards de FCFA. Les autres sources se répartissent ainsi « Dons, 235 milliards (1,4 %) ; Appuis budgétaires : 700 milliards ; Emprunts projets : 1 407 milliards (8 %) ; Emprunts sur les marchés : 4 911 milliards (28,3 %) ; Recettes non fiscales et autres ressources intérieures : 361,9 milliards ».
Au titre des dépenses, le Ministre Adama Coulibaly a justifié que 4 195 milliards (24 %) ont été engloutis dans les investissements ; tandis que 4 915,2 milliards (28 %) sont injectés dans l’amortissement de la dette (Dépenses spéciales du Trésor : 502,2 milliards (8,9 %) ; Charges financières de la dette publique : 757,9 milliards (8 %) ; Dépenses de personnel : 2 853,5 milliards (16,4 %) ; Abonnements : 161,5 milliards (0,9 %) ; Autres charges de fonctionnement : 1 925,2 milliards (11,2 %))
Le Ministre Adama Coulibaly a insisté sur la répartition du budget selon les missions de l’État.
« La mission au pouvoir public, organes de souveraineté et gouvernance, qui absorbe donc 6% du budget. Et nous avons ensuite la défense, la sécurité et la justice, 16,7% du budget. L’administration générale et le développement économique, 8,7%. Nous avons l’enseignement, la formation et la recherche, 22,4%. Santé et actions sociales, 10,6%. Et culture, jeunesse, sport et loisirs, 2,7%. Développement des infrastructures et équipements collectifs, 21,1%. Production, développement industriel et commercial, 4,9%. Environnement, cadre de vie et protection de la nature, 6,9% », a-t-il fait savoir, relevant que le tiers du budget, (soit 33%) est concentré sur le développement du capital humain, à travers l’éducation, la formation, la recherche et la santé.
Le Ministre a enfin mis en lumière l’arrimage du budget aux priorités du Plan national de développement (PND). Les investissements, évalués à 4 504,5 milliards de FCFA, se déclinent autour de cinq axes, à savoir: “Paix, sécurité et stabilité durable : 407,1 milliards” ; “Modernisation de l’agriculture et sécurisation foncière : 232,2 milliards” ; “Promotion de l’investissement privé et réduction de l’informalité : 436 milliards” ; “Développement du capital humain et création d’emplois décents : 1 024,4 milliards” ; “Bonne gouvernance et modernisation de l’État : 416,8 milliards”.
A sa suite, le Ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, Adom Kacou Léon et de son délégué, Adama Dosso, chargé de l’intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur ont tour à tour, fait leur présentation.
Ces budgets portent respectivement sur une valeur de 146,728.395.147 milliards FCFA et 5, 122.516.889 FCFA. Adama Dosso, indiqué que « pour l’exercice 2026, les perspectives consisteront à mener des actions et activités nécessaires au développement de la diplomatie économique, à la modernisation de l’outil diplomatique et au renforcement de la position de la Côte d’Ivoire sur la scène internationale ».
« L’adoption du présent projet de budget dont le budget 2026 sollicité servira d’une part, à renforcer le cadre d’action du ministère et d’autre part, à poursuivre les actions permettant de renforcer l’impact des processus d’intégration sur l’économie ivoirienne et à rehausser la contribution de la diaspora ivoirienne au développement économique et social », a-t-il fait savoir.
Il est bon de noter que ces deux budgets ont été votés à l’unanimité des Sénateurs, membres de la Caef.
Séraphin Kouamé avec Sercom





