Sénat ivoirien/ Modernisation institutionnelle : Kandia Camara convertit les Vénérables au ‘‘tout numérique’’
Fini le temps des montagnes de dossiers en papier sous les bras et des navettes sans fin dans les couloirs du Sénat. Ce mardi 20 octobre 2026, les Sénateurs ivoiriens ont troqué leurs parapheurs traditionnels contre des tablettes numériques. Une session de formation intensive a été ouverte à leur intention pour amorcer le virage stratégique du projet « e-Sénat ».
À la baguette de cette mutation technologique, la présidente de la Chambre haute, Kandia Camara Kamissoko. Pour la patronne du Sénat, il ne s’agit pas d’une simple mode, mais d’un impératif de modernité. « La transformation numérique constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour le fonctionnement des institutions publiques. Elle transforme nos méthodes de travail, facilite l’accès à l’information et contribue à améliorer la qualité du service public », a-t-elle martelé à l’ouverture des travaux.
Adieu le papier, place à l’efficacité ! Moderniser le travail législatif, fluidifier le traitement des textes et garantir la traçabilité des documents : voilà le cap fixé par la présidente. Mais l’ambition va au-delà de la simple technique. Kandia Camara y voit un acte de responsabilité écologique à l’égard des générations futures, en réduisant drastiquement l’usage du papier au sein de l’institution. Reste désormais le plus dur ; celui de faire adopter ces réflexes digitaux par l’ensemble des parlementaires. C’est tout l’enjeu de cet atelier d’imprégnation, conçu pour familiariser les Vénérables avec la plateforme e-Sénat et ses multiples fonctionnalités.
Gestion électronique du courrier, traitement en ligne des amendements, vote électronique, numérisation des archives (« Mémoire du Sénat ») et espaces de travail dédiés : les parlementaires sont désormais au fait des outils destinés à dépoussiérer le travail parlementaire. Le Sénat ivoirien connecté est en marche.
Fidès Symphorien





